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Smart fait enfin ce qu'on voulait... le retour de la vraie Fortwo !

Aujourd'hui au programme : le retour de la Smart Fortwo dès 19 990 €, la réplique de VW face à la Twingo électrique, Leapmotor qui s'installe en Espagne et le mea culpa officiel de Stellantis sur le moteur PureTech.

Rédaction Oriah Auto22 octobre 20268 min2 vues
Smart fait enfin ce qu'on voulait... le retour de la vraie Fortwo !

Crédit image : Smart / L'Auto-Journal

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Réponse courte

Smart fait enfin ce qu'on voulait... le retour de la vraie Fortwo !

Aujourd'hui au programme : le retour de la Smart Fortwo dès 19 990 €, la réplique de VW face à la Twingo électrique, Leapmotor qui s'installe en Espagne et le mea culpa officiel de Stellantis sur le moteur PureTech.

À retenir

  • - L'actualité automobile de ce milieu d'automne 2026 prend un virage résolument pragmatique.
  • - Alors que les constructeurs ont passé ces cinq dernières années à pousser les acheteurs vers des modèles de plus en plus lourds, complexes et tarifés au-delà du raisonnable, les réalités du marché semblent enfin reprendre le dessus.
  • - Entre le retour aux sources des citadines de poche, la guerre industrielle sino-européenne qui s'enracine sur notre continent et la gestion des crises de fiabilité qui ont marqué la décennie, le secteur automobile amorce une mue salutaire.

L'actualité automobile de ce milieu d'automne 2026 prend un virage résolument pragmatique. Alors que les constructeurs ont passé ces cinq dernières années à pousser les acheteurs vers des modèles de plus en plus lourds, complexes et tarifés au-delà du raisonnable, les réalités du marché semblent enfin reprendre le dessus. Entre le retour aux sources des citadines de poche, la guerre industrielle sino-européenne qui s'enracine sur notre continent et la gestion des crises de fiabilité qui ont marqué la décennie, le secteur automobile amorce une mue salutaire.

Dans ce journal d'actualité du jour, la rédaction d'Oriah Auto décortique quatre mouvements majeurs : la réapparition inattendue de l'icône urbaine Smart sous la barre psychologique des 20 000 euros, l'offensive planifiée de Volkswagen sur le segment A pour contrer Renault, le coup de billard stratégique de Stellantis pour assembler la marque chinoise Leapmotor en Espagne, et enfin les aveux historiques du géant franco-italo-américain concernant le désastre mécanique du 1.2 PureTech.

1. Smart #2 (2026) : le retour inespéré de la reine des villes dès 19 990 €

C'est un revirement que beaucoup d'urbains n'osaient plus espérer. Après avoir dérouté ses fidèles en délaissant son ADN historique au profit de SUV compacts et familiaux bien plus imposants baptisés #1, #3 puis #5, la marque Smart, désormais codétenue par Mercedes-Benz et le géant chinois Geely, revient enfin sur son cœur de métier : la micropuce urbaine deux places.

Baptisée Smart #2, cette nouvelle génération prend officiellement le relais de l'emblématique Fortwo, disparue des catalogues après une fin de carrière discrète. Mais la véritable surprise ne réside pas uniquement dans son gabarit ultra-court taillé sur mesure pour le stationnement perpendiculaire au trottoir : elle se situe sur l'étiquette de prix. Smart annonce en effet une mise à prix de départ fixée à 19 990 euros sur le marché français pour sa finition d'entrée de gamme, nommée Pure.

Finition Pure : une dotation honnête malgré le tarif plancher

Dans un marché où franchir la barre des 25 000 euros est devenu la norme pour la moindre électrique, voir un blason premium proposer un véhicule sous le seuil des 20 000 euros hors aides gouvernementales constitue un signal fort. Pour y parvenir, Smart a évidemment dû faire des arbitrages techniques et esthétiques : jantes en tôle avec enjoliveurs soignés, palette de coloris resserrée et sellerie en tissu basique mais robuste.

Pour autant, l'équipement de confort et de sécurité ne tourne pas à l'indigence. La version Pure conserve l'essentiel des aides à la conduite réglementaires européennes (norme GSR 2), la climatisation automatique, un combiné numérique clair et une connectivité sans fil avec les smartphones. La batterie, de capacité modeste adaptée au strict usage périurbain, permet d'éviter l'écueil de la surcharge pondérale tout en autorisant une charge rapide suffisante pour le quotidien.

Ce retour de la Fortwo sous le patronyme #2 prouve que le tout-SUV n'est pas une fatalité. Pour les citadins parisiens, lyonnais ou marseillais confrontés à la restriction drastique du stationnement en surface et à l'expansion des ZFE, l'arrivée de cette puce électrique relance l'intérêt d'un véhicule dédié exclusivement aux micro-trajets sans compromis sur la sécurité passive.

2. Volkswagen prépare sa riposte sur le segment A pour contrer la Renault Twingo

La riposte des constructeurs historiques face à la pression tarifaire s'organise à tous les étages. Alors que Volkswagen s'apprête à commercialiser son ID. Polo sur la plateforme technique évoluée MEB+, le constructeur de Wolfsburg ne compte pas s'arrêter là. La marque allemande a confirmé le développement actif d'une citadine encore plus compacte, positionnée sur le segment A, dont la présentation officielle est programmée pour l'année prochaine en vue d'une commercialisation en 2027.

Cette future petite Volkswagen électrique, dont le patronyme définitif pourrait faire écho à la lignée des citadines populaires de la marque, vise une cible très précise : la future Renault Twingo E-Tech électrique développée en un temps record par la division Ampere. Le cahier des charges allemand est clair : un tarif d'attaque impérativement maintenu sous la barre des 20 000 euros, combiné à une autonomie pouvant atteindre jusqu'à 350 kilomètres en cycle mixte WLTP.

La bataille de l'efficience et de la chimie LFP

Pour atteindre ce ratio prix-rayon d'action sans sacrifier ses marges, le groupe Volkswagen mise massivement sur la technologie de cellules de batteries unifiées et sur la chimie LFP (lithium-fer-phosphate). Moins coûteuse à produire, dépourvue de cobalt et particulièrement endurante face aux cycles de recharge répétés à 100 %, cette technologie permet d'abaisser drastiquement le coût du pack accumulateur.

L'enjeu pour le groupe allemand est existentiel. Après avoir essuyé de vives critiques lors du lancement de sa famille ID initiale pour des habitacles austères et des logiciels erratiques, Volkswagen sait qu'il n'a plus le droit à l'erreur sur les segments populaires. Entre une Citroën ë-C3 déjà bien installée, une Renault 5 acclamée par la critique et l'offensive annoncée de la Twingo, le segment des petites électriques devient le véritable champ de bataille européen.

3. Leapmotor en Espagne : Stellantis industrialise son partenaire chinois en Europe

Sur le front géopolitique et industriel, les lignes de démarcation continuent de s'estomper. Alors que la Commission européenne a mis en place des droits de douane compensateurs substantiels pour freiner les importations de véhicules électriques assemblés en Chine, la riposte des constructeurs concernés se met en place à une vitesse stupéfiante, souvent avec la complicité directe de géants européens.

Partenaire stratégique et actionnaire de la marque chinoise Leapmotor à travers leur coentreprise Leapmotor International, le groupe Stellantis accélère l'implantation industrielle de son allié en Europe. Après avoir confirmé l'industrialisation locale du SUV B10 et assemblé la petite T03 en Pologne, Stellantis envisage désormais d'attribuer la fabrication de la nouvelle berline compacte Leapmotor B05 à l'une de ses usines espagnoles, très probablement le site de Vigo ou celui de Saragosse.

Une esquive parfaite des taxes douanières et l'accès au bonus

Cette manœuvre industrielle permet à Leapmotor de faire d'une pierre deux coups. D'une part, en assemblant ses berlines sur le territoire de l'Union européenne, le constructeur s'affranchit totalement des surtaxes douanières à l'importation. D'autre part, sur des marchés comme la France, cette production continentale confère au véhicule une éligibilité directe au score environnemental et donc au bonus écologique, un avantage concurrentiel décisif face aux rivaux chinois contraints de rester hors des dispositifs d'aide.

Pour Stellantis, cette stratégie à double tranchant permet de rentabiliser ses usines européennes tout en captant une part des profits d'un nouvel acteur agressif. Mais elle pose une question fondamentale : quelle sera la place des marques traditionnelles du groupe, comme Fiat, Opel ou Peugeot, face à des modèles Leapmotor dotés de technologies de pointe, assemblés sur les mêmes chaînes, mais vendus nettement moins cher ?

4. Moteur 1.2 PureTech : le mea culpa officiel et historique de Stellantis

C'est une déclaration que des centaines de milliers d'automobilistes européens n'attendaient presque plus. Lors d'une prise de parole publique remarquée, le nouveau patron opérationnel de Stellantis, Antonio Filosa, a tenu à crever l'abcès sur le dossier le plus toxique de l'histoire récente du groupe : « Je leur adresse nos excuses », a-t-il affirmé solennellement à l'attention des propriétaires victimes des défaillances récurrentes du bloc essence 1.2 PureTech.

Ce trois-cylindres turbo, monté massivement depuis plus d'une décennie sous le capot de modèles phares comme les Peugeot 208, 2008, 308, les Citroën C3, C4, ainsi que de nombreux véhicules Opel et DS, est devenu le cauchemar mécanique de toute une génération d'acheteurs. En cause : une conception controversée avec une courroie de distribution immergée dans l'huile moteur, qui se dégradait prématurément, colmatait la crépine de pompe à huile et conduisait à des pertes soudaines de freinage ou à des casses moteur pures et simples.

Des excuses nécessaires mais qui ne règlent pas tout

Ce mea culpa au plus haut niveau de la direction marque une rupture nette avec des années de déni corporatif et de parcours du combattant imposés aux automobilistes pour obtenir la moindre prise en charge. Si Stellantis a déployé des extensions de garantie jusqu'à 10 ans ou 175 000 km sous conditions d'entretien strict et a progressivement remplacé la courroie par une chaîne de distribution sur les versions hybrides 136 ch de nouvelle génération, le préjudice reste immense sur le terrain.

Sur le marché de la seconde main, les modèles d'occasion équipés de l'ancienne génération du PureTech subissent une décote vertigineuse, les acheteurs particuliers et les professionnels refusant désormais massivement de s'exposer à ce risque mécanique. Si les excuses d'Antonio Filosa constituent une étape psychologique indispensable pour restaurer un semblant de confiance, les associations de consommateurs et les collectifs de victimes attendent des actes concrets : indemnisations rétroactives simplifiées, expertises prises en charge sans arguties administratives et revalorisation de la valeur résiduelle des véhicules impactés.

Bilan : vers un recentrage impératif sur les besoins réels des conducteurs

Les quatre actualités majeures de ce journal convergent vers un même constat : l'industrie automobile est forcée d'atterrir. L'illusion selon laquelle tous les ménages européens allaient migrer sans broncher vers des crossovers électrifiés à 45 000 euros s'est dissipée face à l'érosion des carnets de commandes et à la grogne des automobilistes.

D'un côté, le renouveau de la Smart Fortwo (#2) et la riposte de Volkswagen préfigurent enfin l'émergence d'une mobilité zéro émission abordable, légère et dimensionnée pour les réalités du quotidien. De l'autre, les manœuvres de Leapmotor en Espagne démontrent que la compétitivité industrielle mondiale s'impose au cœur même de l'Europe, tandis que le dossier PureTech rappelle brutalement aux constructeurs que la confiance d'un client se perd en quelques mois d'indifférence technique mais met des années à se reconstruire.

Et vous, parmi ces nouveautés et annonces, seriez-vous prêt à faire confiance au retour de la Smart électrique sous les 20 000 euros, ou les excuses publiques de Stellantis suffisent-elles à vous réconcilier avec leurs modèles ? Partagez vos avis et vos retours d'expérience en commentaires !

Questions fréquentes

Que faut-il retenir de Smart fait enfin ce qu'on voulait... le retour de la vraie Fortwo ! ?

Aujourd'hui au programme : le retour de la Smart Fortwo dès 19 990 €, la réplique de VW face à la Twingo électrique, Leapmotor qui s'installe en Espagne et le mea culpa officiel de Stellantis sur le moteur PureTech.

Quels critères vérifier avant de décider ?

Il faut croiser le prix, l usage réel, l historique, les coûts d entretien, les risques connus et la cohérence avec le besoin quotidien.

Comment Oriah Auto formule son avis ?

Oriah Auto privilégie les critères concrets : fiabilité, coût total, usage réel, disponibilité des pièces, risques cachés et valeur à long terme.

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