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Stellantis fabrique désormais des SUV chinois en Europe : le Leapmotor B10 arrive !

Aujourd'hui au programme : Stellantis installe la production du SUV chinois Leapmotor B10 en Espagne, les premiers retours de pannes sur le Renault Scenic E-Tech, l'effondrement brutal de la cote de la Toyota Mirai en occasion, et la norme Euro 7 qui s'attaque enfin aux voitures électriques.

Rédaction Oriah Auto20 octobre 20266 min1 vues
Stellantis fabrique désormais des SUV chinois en Europe : le Leapmotor B10 arrive !

Crédit image : L'Auto-Journal / Stellantis / Leapmotor

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Réponse courte

Stellantis fabrique désormais des SUV chinois en Europe : le Leapmotor B10 arrive !

Aujourd'hui au programme : Stellantis installe la production du SUV chinois Leapmotor B10 en Espagne, les premiers retours de pannes sur le Renault Scenic E-Tech, l'effondrement brutal de la cote de la Toyota Mirai en occasion, et la norme Euro 7 qui s'attaque enfin aux voitures électriques.

À retenir

  • - Bienvenue dans votre journal automobile Oriah Auto.
  • - L'industrie automobile vit un tournant historique où les alliances géopolitiques se heurtent directement aux réalités industrielles et aux contraintes environnementales.
  • - Entre délocalisations inversées, réalités de fiabilité sur le terrain, échecs technologiques cuisants et durcissement réglementaire, l'actualité de ce jour bouscule les certitudes.

Bienvenue dans votre journal automobile Oriah Auto. L'industrie automobile vit un tournant historique où les alliances géopolitiques se heurtent directement aux réalités industrielles et aux contraintes environnementales. Entre délocalisations inversées, réalités de fiabilité sur le terrain, échecs technologiques cuisants et durcissement réglementaire, l'actualité de ce jour bouscule les certitudes.

Au sommaire aujourd'hui : Stellantis qui franchit une étape décisive en assemblant un SUV chinois sur les chaînes européennes de Saragosse pour contourner les droits de douane et décrocher le bonus écologique français ; l'état des lieux sans complaisance sur les pannes et dysfonctionnements du Renault Scenic E-Tech ; l'effondrement spectaculaire de la cote de la Toyota Mirai à hydrogène passée sous la barre des 17 000 euros ; et enfin, le coup de massue de la norme Euro 7 qui va imposer des règles drastiques aux véhicules zéro émission.

1. Stellantis et Leapmotor : le SUV chinois B10 produit en Espagne à Saragosse

C'est un séisme feutré dans le paysage industriel européen. Carlos Tavares et le groupe Stellantis accélèrent leur partenariat stratégique avec le constructeur chinois Leapmotor. Après avoir inauguré l'assemblage de la petite citadine électrique T03 dans l'usine polonaise de Tychy, c'est désormais au tour d'un modèle nettement plus ambitieux d'intégrer le réseau de production européen : le SUV compact Leapmotor B10. Et pour accueillir ce nouveau venu, Stellantis a choisi un site historique particulièrement rodé, l'usine de Saragosse en Espagne.

Cette manœuvre industrielle est éminemment calculée. En installant la fabrication du B10 sur le sol de l'Union européenne, Stellantis résout d'un coup deux obstacles majeurs qui pénalisent lourdement les modèles assemblés en Chine. D'une part, le véhicule échappe totalement aux surtaxes douanières européennes imposées aux importations de véhicules électriques chinois. D'autre part, et c'est un point déterminant pour les acheteurs dans l'Hexagone, cette fabrication locale permet au SUV d'obtenir le score environnemental nécessaire pour être éligible au bonus écologique français.

Le positionnement tarifaire risque d'être particulièrement agressif. En évitant les taxes et en captant l'aide d'État, le Leapmotor B10 va pouvoir s'afficher à des tarifs que les concurrents européens historiques auront le plus grand mal à égaler sur le segment C. Néanmoins, cette stratégie pose une question fondamentale aux consommateurs comme aux syndicats : voir des chaînes de montage européennes servir de cheval de Troie à des technologies conçues à Hangzhou est une victoire commerciale pour Stellantis, mais un aveu de dépendance technique pour l'Europe.

2. Renault Scenic E-Tech : le bilan des pannes et alertes sur le SUV électrique

Couronné Voiture de l'Année lors de sa sortie en 2024, le Renault Scenic E-Tech a séduit le marché par son habitabilité généreuse, son autonomie prometteuse et son interface OpenR Link animée par Google. Mais après plusieurs mois sur les routes, que disent réellement les retours d'expérience des premiers propriétaires ? Si le véhicule ne souffre pas d'une hécatombe mécanique, plusieurs alertes et désagréments récurrents commencent à remonter auprès du réseau au losange.

Le premier point de vigilance concerne la gestion électronique haute tension. Plusieurs conducteurs signalent des messages d'alerte furtifs au tableau de bord, du type « système électrique à contrôler », qui bloquent temporairement le démarrage ou contraignent à un redémarrage complet du système après verrouillage du véhicule. Des ratés de charge sur certaines bornes publiques en courant continu (DC) ou sur des Wallbox domestiques ont également nécessité des interventions logicielles ciblées, parfois traitées via des campagnes de rappels préventifs en atelier.

Viennent ensuite les inévitables bugs d'infodivertissement. Si le système d'exploitation Google est globalement réactif, des utilisateurs rapportent des écrans noirs passagers, des déconnexions intempestives du profil conducteur ou des caméras d'aide au stationnement qui tardent à s'enclencher lors du passage de la marche arrière. Des désagréments pris en charge sous garantie, mais qui rappellent que la transition vers le tout-connecté exige encore une stabilisation logicielle continue chez Renault.

3. Toyota Mirai : le naufrage de l'hydrogène grand public face à la décote

C'est une chute vertigineuse qui fera date dans l'histoire de la décote automobile. Facturée plus de 70 000 euros à l'état neuf hors options, la Toyota Mirai de seconde génération voit sa valeur s'effondrer de manière spectaculaire sur le marché de la seconde main. En France, plusieurs annonces de cette grande berline technologique à pile à combustible s'affichent désormais sous la barre des 17 000 euros, représentant une dépréciation record de plus de 75 % en seulement quelques années.

Cette descente aux enfers n'est pas le fait d'une mauvaise conception de la voiture. La Mirai est un vaisseau remarquable de confort, de silence et de finition, bénéficiant du savoir-faire légendaire de Toyota en matière d'ingénierie hybride et électrique. Le problème réside entièrement dans l'écosystème : l'infrastructure de distribution d'hydrogène pour véhicules légers reste quasi inexistante en France en dehors de quelques métropoles, rendant tout long trajet périlleux voire impossible.

À cette pénurie de stations s'ajoute le coût prohibitif du plein à la pompe. Avec un kilo d'hydrogène vert qui s'est envolé au fil des tensions énergétiques, rouler en Mirai coûte aujourd'hui bien plus cher au kilomètre que de rouler au sans-plomb ou de recharger une batterie électrique sur borne rapide. La Toyota Mirai devient ainsi le symbole d'une impasse technologique pour la mobilité individuelle des particuliers, cantonnant l'hydrogène aux usages industriels et aux flottes captives de poids lourds.

4. Norme Euro 7 : fin du passe-droit pour les voitures électriques

On pensait que l'absence de pot d'échappement mettrait les voitures électriques à l'abri des restrictions environnementales européennes. C'était mal connaître l'évolution des réglementations communautaires. Avec l'entrée en vigueur programmée de la norme Euro 7, les législateurs de Bruxelles ouvrent un tout nouveau chapitre : la chasse aux émissions de particules hors échappement, visant directement l'abrasion des pneus sur le bitume et la poussière issue du frottement des plaquettes de freins.

Ce tournant réglementaire cible indirectement le talon d'Achille des véhicules électriques modernes : leur masse. Avec des batteries pesant couramment entre 400 et 700 kg, les SUV à batterie affichent souvent plus de deux tonnes sur la balance. Cette surcharge pondérale, combinée au couple instantané des moteurs électriques, accélère considérablement l'usure des pneumatiques et génère d'importantes quantités de microparticules polluantes. Les manufacturiers et constructeurs vont devoir déployer des gommes à très faible abrasion et optimiser encore davantage le freinage régénératif pour préserver les freins mécaniques.

Euro 7 n'en reste pas là : le texte impose également des obligations inédites sur la durabilité et la longévité des packs de batteries. Les constructeurs devront garantir contractuellement un seuil minimal de capacité restante après plusieurs années et des centaines de milliers de kilomètres, sous peine de lourdes sanctions. Une mesure excellente pour protéger les acheteurs d'occasion, mais qui contraindra les constructeurs à rehausser la qualité de leurs cellules et de leur gestion thermique.

Ce qu'il faut retenir de cette journée auto

L'actualité automobile de ce jour prouve une chose : les certitudes d'hier ne résistent pas à l'épreuve du marché. Alors que Stellantis contourne les barrières protectionnistes en fabriquant chinois en Espagne pour casser les prix, Renault doit peaufiner la jeunesse de son Scenic. Pendant ce temps, le rêve de l'hydrogène grand public s'éteint dans une décote vertigineuse, et Bruxelles rappelle aux véhicules électriques que le zéro émission absolu n'existe pas.

Seriez-vous prêts à acheter un SUV Leapmotor sous prétexte qu'il est assemblé en Europe par Stellantis, ou la Toyota Mirai bradée à 17 000 euros vous tenterait-elle malgré le casse-tête de la recharge ?

Questions fréquentes

Que faut-il retenir de Stellantis fabrique désormais des SUV chinois en Europe : le Leapmotor B10 arrive ! ?

Aujourd'hui au programme : Stellantis installe la production du SUV chinois Leapmotor B10 en Espagne, les premiers retours de pannes sur le Renault Scenic E-Tech, l'effondrement brutal de la cote de la Toyota Mirai en occasion, et la norme Euro 7 qui s'attaque enfin aux voitures électriques.

Quels critères vérifier avant de décider ?

Il faut croiser le prix, l usage réel, l historique, les coûts d entretien, les risques connus et la cohérence avec le besoin quotidien.

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