OriahAuto
Actualités Auto

Porsche Mission S : la marque prépare une supercar permanente au-dessus de la 911 !

Aujourd'hui au programme : Porsche prépare la Mission S au-dessus de la 911, Mercedes-AMG dégaine un SUV électrique de 1 169 ch, Paris et Berlin discutent de 2035, et le géant Changan débarque en France.

Rédaction Oriah Auto18 octobre 20266 min2 vues
Porsche Mission S : la marque prépare une supercar permanente au-dessus de la 911 !

Crédit image : Porsche / L'Auto-Journal

Partager cet article

Réponse courte

Porsche Mission S : la marque prépare une supercar permanente au-dessus de la 911 !

Aujourd'hui au programme : Porsche prépare la Mission S au-dessus de la 911, Mercedes-AMG dégaine un SUV électrique de 1 169 ch, Paris et Berlin discutent de 2035, et le géant Changan débarque en France.

À retenir

  • - Bienvenue dans votre journal automobile Oriah Auto.
  • - L'industrie automobile traverse une phase charnière où les annonces d'hyper-performances électriques côtoient les dures réalités industrielles et politiques.
  • - Au menu de cette édition : Zuffenhausen qui envisage une supercar permanente au-dessus de l'icône 911, Affalterbach qui repousse les lois de la physique avec un SUV électrique de 1 169 ch, les coulisses des négociations franco-allemandes autour du couperet de 2035, et le groupe chinois Changan qui officialise son offensive sur le marché hexagonal avec trois marques distinctes.

Bienvenue dans votre journal automobile Oriah Auto. L'industrie automobile traverse une phase charnière où les annonces d'hyper-performances électriques côtoient les dures réalités industrielles et politiques. Au menu de cette édition : Zuffenhausen qui envisage une supercar permanente au-dessus de l'icône 911, Affalterbach qui repousse les lois de la physique avec un SUV électrique de 1 169 ch, les coulisses des négociations franco-allemandes autour du couperet de 2035, et le groupe chinois Changan qui officialise son offensive sur le marché hexagonal avec trois marques distinctes.

1. Porsche Mission S : un monstre à moteur central installé durablement au-dessus de la 911

C'est à New York, sur un quai du Queens, que Porsche a choisi de lever le voile sur sa vision du futur haut de gamme : le concept Porsche Mission S. Contrairement aux séries limitées historiques comme la 959, la Carrera GT ou la 918 Spyder, la Mission S ne se contente pas d'annoncer une vitrine éphémère produite au compte-gouttes. La marque envisage très sérieusement d'inscrire ce modèle comme une référence permanente dans son catalogue, positionnée explicitement au sommet de la gamme, au-dessus de la 911.

Techniquement, le véhicule adopte une architecture à moteur central et une silhouette athlétique qui marie des clins d'œil néo-rétro à un aérodynamisme actif ultra-poussé. Mais le parti pris le plus clivant se situe dans l'habitacle : Porsche prend le contre-pied absolu de la tendance actuelle en bannissant tout écran central tactile géant. La planche de bord est épurée, orientée exclusivement vers les données essentielles de conduite projetées devant le pilote. Un choix fort qui répond à une critique récurrente des puristes face à la surenchère numérique qui envahit les sportives modernes.

Pourquoi ce changement de doctrine chez Porsche ?

Historiquement, la 911 a toujours été le soleil autour duquel gravitaient tous les autres modèles Porsche. Aucune voiture de grande série n'avait l'autorisation d'éclipser durablement son statut ou ses chronos sur circuit, comme en témoignait le bridage soigneusement orchestré des Cayman et Boxster à leurs débuts. En créant un échelon permanent au-dessus, Porsche cherche à contrer l'offensive des supercars hybrides et électriques exclusives venues d'Italie ou de Grande-Bretagne, tout en préservant l'âme de la 911 qui doit continuer sa transition énergétique sans être dénaturée par un gigantisme tarifaire incontrôlé.

2. Mercedes-AMG GT SUV : la démesure électrique avec 1 169 ch et 2,7 tonnes

Chez Mercedes-AMG, la réponse à la transition énergétique ne se fait pas dans la demi-mesure. La division sportive d'Affalterbach a officialisé les caractéristiques de son futur fleuron à batterie : le Mercedes-AMG GT SUV. Développé sur la plateforme électrique dédiée AMG.EA, cet engin affiche des prétentions vertigineuses avec une cavalerie cumulée atteignant 1 169 chevaux, une vitesse de pointe bridée à 270 km/h et une autonomie théorique annoncée jusqu'à 700 kilomètres.

Pour faire passer une telle puissance au sol sans compromettre la sécurité, AMG intègre un système de vectorisation de couple ultra-rapide et quatre roues directrices. Toutefois, un chiffre interpelle immédiatement les observateurs : la masse sur la balance avoisine les 2,7 tonnes. Une masse colossale qui soulève des interrogations légitimes sur l'usure prématurée des consommables (pneumatiques spécifiques, trains roulants, système de freinage composite) et sur l'agilité réelle sur les tracés sinueux européens.

Une course à l'armement technologique face aux hyper-SUV

Ce mastodonte vise directement la clientèle des Lotus Eletre, Porsche Cayenne électrique à venir et autres créations débridées. Il promet une recharge à très haute puissance capable de regagner plusieurs centaines de kilomètres en moins de 15 minutes. Mais sur le marché français, un tel engin reste réservé à une micro-élite prête à débourser des sommes à six chiffres, tout en illustrant le paradoxe d'une mobilité verte qui compense le poids de ses batteries géantes par une débauche de kilowatts.

3. Objectif 2035 : l'accord franco-allemand qui pourrait assouplir la fin des moteurs thermiques

Sur le front réglementaire, les lignes bougent enfin au sommet des deux plus grandes économies de l'Union européenne. La France et l'Allemagne ont rapproché leurs positions pour demander un aménagement des modalités d'application de l'échéance 2035, date qui prévoyait l'interdiction totale de la vente de véhicules neufs émettant du CO2 à l'échappement. Face au ralentissement des ventes d'électriques sur le continent et à la concurrence agressive des marques extra-européennes, les deux capitales cherchent une porte de sortie pragmatique.

L'enjeu central de ces discussions porte sur deux leviers majeurs : la prise en compte des carburants synthétiques neutres en carbone (e-fuels), défendus avec vigueur par Berlin pour sauver son industrie mécanique haut de gamme, et une flexibilité accrue pour les technologies hybrides rechargeables de dernière génération, soutenues par plusieurs constructeurs généralistes. Si l'objectif final de décarbonation n'est pas abandonné officiellement, cette initiative vise à éviter des pénalités financières destructrices pour les constructeurs européens dès les paliers CAFE intermédiaires.

Quelles conséquences directes pour l'automobiliste français ?

Pour les usagers, cet éventuel assouplissement apporte une bouffée d'oxygène bienvenue. Il pourrait garantir le maintien au catalogue de modèles hybrides abordables et éprouvés au-delà des prévisions initiales, tout en évitant une hausse artificielle des prix dictée par l'obligation d'amortir trop vite des plateformes 100 % électriques encore boudées par une partie des ménages non équipés de solution de recharge à domicile.

4. Changan à l'assaut de l'Europe : Nevo, Deepal et Avatr débarquent en France

Pendant que l'Europe débat de son calendrier, les constructeurs chinois continuent de déployer leurs pions méthodiquement. Le groupe Changan, l'un des quatre grands géants étatiques de l'automobile en Chine, a officiellement présenté sa feuille de route pour s'implanter durablement sur le Vieux Continent. Contrairement à des tentatives éparses, Changan arrive avec une force de frappe structurée articulée autour de trois marques distinctes ayant chacune une mission précise :

  • Nevo : positionnée sur l'entrée et le milieu de gamme pour démocratiser les véhicules électriques et hybrides à prolongateur d'autonomie.
  • Deepal : orientée vers le segment technologique et dynamique, visant frontalement les berlines et SUV compacts de type Tesla Model 3 et Model Y.
  • Avatr : le label premium et luxe conçu en collaboration technologique avec Huawei et le fabricant de batteries CATL.

La France figure expressément parmi les marchés prioritaires ciblés par Changan. Pour rassurer les acheteurs hexagonaux, la marque ne compte pas se contenter de vente 100 % numérique : elle travaille déjà à la mise en place d'un réseau physique de concessions et de points de service après-vente, tout en envisageant à moyen terme des capacités de production et d'assemblage locales sur le sol européen afin de contourner d'éventuels droits de douane protecteurs.

Le bilan Oriah Auto : vers une recomposition totale du paysage automobile

Entre la quête d'exclusivité mécanique sans fard de Porsche, la surenchère de puissance délirante de Mercedes-AMG, la realpolitik européenne sur les normes d'émissions et la détermination industrielle chinoise incarnée par Changan, le monde automobile vit une transformation sans précédent. Les certitudes d'hier ne tiennent plus, et l'équilibre entre plaisir de conduire, contraintes budgétaires et impératifs environnementaux reste plus que jamais précaire.

Et vous, parmi ces nouvelles, que pensez-vous de la décision de Porsche de retirer l'écran central sur sa future supercar, et croyez-vous que l'Europe doive repousser l'échéance de 2035 ?

Questions fréquentes

Que faut-il retenir de Porsche Mission S : la marque prépare une supercar permanente au-dessus de la 911 ! ?

Aujourd'hui au programme : Porsche prépare la Mission S au-dessus de la 911, Mercedes-AMG dégaine un SUV électrique de 1 169 ch, Paris et Berlin discutent de 2035, et le géant Changan débarque en France.

Quels critères vérifier avant de décider ?

Il faut croiser le prix, l usage réel, l historique, les coûts d entretien, les risques connus et la cohérence avec le besoin quotidien.

Comment Oriah Auto formule son avis ?

Oriah Auto privilégie les critères concrets : fiabilité, coût total, usage réel, disponibilité des pièces, risques cachés et valeur à long terme.

OA

Rédaction Oriah Auto

Contributeur Oriah Auto. Les articles sont relus avec une grille simple : usage réel, coût total, fiabilité connue et valeur à long terme.

Méthode détaillée : consulter la charte éditoriale.